La lecture biblique dans notre groupe de 3ème année de catéchisme
Océane, tu te souviens surement de ce livre, oui, et tu le posède peut-etre toujours, c'est le manuel de catéchisme que nous feuilletions ensemble, au cour de la rencontre, pour rechercher un texte biblique et des definitions de mots dans son Lexique. Chacun de tes camarades et toi aviez à lire une phrase ou plus rarement un paragraphe d'un texte. Parfois aprés sa lecture nous vous invitions à le mettre en scène dans un mime où vous aviez à retenir les personnages, les paroles, de mémoire vous aviez à nous jouez la scènette. Tu avait choisi, je me souviens, d'etre le narateur tu te tenait debout tenant ton livre à deux main et tu en fesait la lecture, les autres s'activaient à représenter la scène.Ce jour la, il s'agissait du passage de l'Evangile où les disciples amènent à Jésus un paralityque en le faisant passer par le toit d'une maison à Capharnaum. En catéchèse, privilégier la lecture de la Parole de Dieu[1]
Au catéchisme, qu’est-ce qui touchera l’enfant en particulier dans l’écoute de la Parole de Dieu, c’est un grand mystère, nous n’en saurons jamais rien, mais n’oublions pas que l’Esprit Saint parle par cette parole à chacun individuellement d’une manière différente et unique. Et bien prêtons notre voix à sa Parole afin qu’elle atteigne leur âme, où écouterons-ils la Parole de Dieu autrement que lors de nos rencontre de catéchisme quand on sait que la plus part d’entre eux ne mettent jamais les pieds à la messe. Un garçon me disait en jetant son crayon au loin sur la table « pff, pourquoi on parle toujours de la même chose ! », je lui répondit en souriant « c’est comme sa, au catéchisme, on ne parle pas de ballons ! » Pourvu que l’écoute de cette parole qui est de Dieu Lui-même apporte du bonheur, une réponse à cette attente, c’est son but bien plus que des explications savantes en ce qu’il nous faut en comprendre intellectuellement. J’entends parler d’intelligence de textes tandis que je parle d’une expérience de lecture. C’est ainsi que les enfants sont habituer à une lecture qu’en font les catéchistes à la manière de professeurs mais que par la grâce de Dieu, en personnalisant ce temps trop bref qui me fut par Lui-même imparti à cette tâche, et pour laquelle je remercie vivement le Seigneur, je préférai leur apporter cette nuance dans la manière de le faire plus spirituelle à mon gout. Dans notre parcours en plus voila que ce sont des textes qu’ils ont déjà vu l’année précédente et qu’ils reverront l’année prochaine je veux dire que le choix des textes bibliques sont restreint mais si je privilégie la parole à leur écoute sa ne m’empêche pas de situer le texte, ni d’y apporter le sens, que lui donne l’enseignement de l’Eglise, je suis là pour cela mais est-ce qu’ils n’on pas le droit en si peu de temps passer au catéchisme de l’écoute de la Parole de Dieu qui se réalise dans la lecture du texte par lui-même. Je leur donne bien sur l’explication des mots, des expressions, de répondre aussi aux questions spontanées même les plus simples qui sort d’eux même après la lecture et qui nous permet alors de répondre à leur besoin de compréhension et c’est réjouissant car c’est alors à leur propre demande que l’on comble de nos réponses, ce qui change tout de lorsque c’est nous qui leur imposons de nous même et que l’on s’efforce de leur faire rentrer dans le crâne à tout prix c’est si simple et c’est la si dommage qu’on y préfère des méthodes en ignorant leur limite. Ils pensent le figuier, je regardai au puits. J’ai toujours eu conscience que au milieu d’eux il y en a comme des puits sec qui attendait et se réjouissent de cette eau qui les inonde (la parole de l’Esprit), « Dieu, mon Dieu, je te cherche. Mon âme a soif de toi, comme la terre quand elle est sèche et qu’elle attend la pluie » Psaume 63, une parole reçue ou encore un buisson qui brûle alors le cœur à leur seule lecture à la manière que je l’ai moi-même reçue à leur âge et dans les même salles de catéchisme. Aussi ma tête est-elle habiter encor aujourd’hui de ce qui rempli mon cœur, c’est-à-dire de Jésus et de Marie, les Apôtres, la Cène… En un mot l’Evangile, l’Evangile qui vient du mot grec évangélion qui signifie « Bonne Nouvelle ». En1966, c'est l'archipretre, l'abbé Tatard qui me fit le catéchisme la première année, les deux dernière années nous avions l'abbé Philippe Besnard, Agnès faisait le catéchisme avec lui en binome avec elle nous avions une catéchèse avec les textes de l'Evangile, c'est elle qui me l'a fait découvrir, nous avions alors "l'Evangile en Français courant", une petit livre de poche bleu. Ma mère me dit que dans les années 1940, ils n'avaient pas de manuels comme nous utilissons aujourd'hui et ni rien de ce qui ressemble à nos methodes actuelles "nous avions un seul gros livre de catéchisme et nous faisions le catéchisme dans l'église Sainte-Croix avec Monseigneur Monsillon". Mais la Parole de Dieu a-t-elle conserver aujourd'hui tout son merveilleux. Chacun de nous avons une ou des passions dans la vie : la danse, la musique, le ballon, la peinture, ect. Moi comme d’autres et avec d’autres ma passion fut l’Evangile de Jésus, j’allais dire Jésus passionnément. L’Evangile tu ne l’as jamais lu une fois pour toute, il y a toujours à découvrir, oui, nous aurons aimé la Bible, et nous nous serons fier à la Bible, nous nous serons modelés à la Bible , toute notre vie.
Notes: Le P. Toutard fut pretre à Bernay de 1965 à 1974
Mr l'Abbé Beisnard est actuellement curé à Pont Audemer
Le chanoine Monsillon 1874--1959, fut archipretre de Bernay à partir de 1913
Non, je n’ai rien retenu des longues explications qui paraissent toujours si ennuyeuses, sauf bien sur pour la personne qui les dit, chaque mots par contre, de la lecture de l’Evangile, j’allai dire chaque syllabe, chaque nom , chaque personnage, chaque lieu géographique, chaque situation des textes de l’Evangile, chaque parole, chaque geste de jésus ce sont alors graver dans mon âme et dans mon cœur. Ils en font une lecture philologique pour ouvrir leur intelligence à la Parole de Dieu alors que je pensais à la piété du cœur On ne lit pas « la vie de Jésus » comme on fait la lecture de l’Iliade d’Homère ou de Robinson Crusoé. Jésus est le Vivant qui nous parle et auquel on s’adresse et qui agit dans le monde. Réfléchir sur les vérités de la foi est une bonne chose, je l’admet, bien entendu, mais pour moi la rencontre avec Jésus prévaut à tout le reste. Quitte ensuite à décortiquer le texte, apporter l’enseignement que l’on en tire, ce qu’il veut dire etc. On veut effacer gommer ou oublier l’effet « émotionnel » de l’écoute d’une lecture de la Parole de Dieu pour la seule compréhension intellectuelle et rationnelle. Pourquoi s’efforcer de s’évertuer à leur dire et redire encor « On n’écrirait pas la Bible aujourd’hui de la même manière », « on ne peut plus en faire une lecture comme nos ancêtre dans la foi », « c’est une parole d’homme dans laquelle Dieu se manifeste ». « La Bible, c’est pas de l’Histoire » , « la Bible, c’est des histoires », leur écoute n’est alors plus la même « pourquoi c’est écrit comme sa dans la Bible si c’est pas vrai ? » etc. Oui, on ne lis pas de la même manière le poème de la création, les Psaumes, les paraboles, etc. Mais du cou au lieu de leur être utile on les afflige d’une perte du sacré que l’on accorde d’emblée à la Bible à leur âge, on rationnalise tout les épisodes, on rétablie la vérité en quelques sorte face à une lecture ancienne, bien sur je trouve sa utile et passionnant mais ce que je veux dire c’est que quand je me place au niveau non pas de la compréhension du texte mais de la réception de la Parole de Dieu comme parole de Dieu Lui-même aux yeux des enfants qui n’on pas notre perception des choses c’est un peu allez Vitte en besogne que de leur parler de la sorte. Qu’elle est le lieu de résonnance de la Parole de Dieu sinon le cœur. On le sait bien, nous ne pouvons plus aujourd'hui faire une interprétation littérale de la Bible, les enfants sont clairvoyants, ils savent trés bien que seul les poissons ont des écailles.
Quand la parole perd toute poésie
C’est à mon avis une lecture froide que l’on fait de la Bible en l’étudiant plus qu’on ne la transmet selon son écriture et selon le message qui a mes yeux prime d’abord et qui apporte le sens a donner a notre relation avec Dieu davantage que de passer son temps a réécrire la Bible avec les enfants selon notre perception nouvelle. C’est la même chose au sujet de la prière il est moins important à mes yeux que l’enfant sache par cœur une prière et sache bien la récite que je ne l’entende la balbutier tremblant et rougissant de s’adresser ainsi à Dieu. Ainsi en venons-nous à mettre en priorité ce qu’on va dire du texte, à en faire ressurgir pour éclairer les neurones plutôt que d’ignorer l’ouvrage de l’Esprit qui par la Parole abreuve le cœur des enfants comme l’eau abreuve un champ pour féconder la terre. C’est comme la question qui me vient « comment donner le gout de la prière à des enfants rétifs à la prière », comment dans la lecture donner de la saveur à l’enfant qui n’est pas en attente, en curiosité du texte lu à des enfants qui ne veulent pas « manger » en quelque sorte qui n’on pas faim de la nourriture de la Parole de Dieu. Pendant la lecture ils sont inattentif et complètement déconcertant, ils jouent à se lancer des projectiles, jouent avec des élastiques, gribouillent sur la couverture de leur manuel…
Un autre sous la table maquille ces ongles d’un produit effaceur, un autre mine de rien donne des coups de pieds à sa voisine sous la table… Ils sont nombreux les enfants qui s’ennuient au catéchisme.
Lire la Bible avec les enfants
On oubli que la Parole écrite en textes est né d’une parole orale, et qu’elle devient parole à sa lecture que l’on fait à haute voix, et que cette parole orale vient des Apôtres qui eux même relate celle de Jésus Lui-même, ce qui fait vivre un texte c’est sa lecture, les enfants se l’approprie par l’écoute et la lecture alors la parole pénètre leur cœur. Pourquoi privilégier par l’enfant l’attention à notre seule connaissance et donc l’enseignement, à la lecture des textes bibliques . En catéchèse, quand on sait que c’est le rendre vivant pour les enfants avant même la priorité de l’étude pour la compréhension du texte. Comme il faut aimer la Parole de Dieu pour qu’elle soit une parole intime à notre âme. Dans la lecture de sa parole comme dans la prière , Jésus parle au cœur de l’enfant. Nous devrions nous attacher d’abord à faire aimer la Bible, c’est la parole de quelqu’un qui nous aime et qui nous parle, et sentir avec enthousiasme le bonheur que l’on éprouve d’écouter ce Tout-Autre si mystérieux mais que l’on sent bien que l’on aime, ensuite vienne l’étude du texte, la compréhension des mots, le sens dans l’interprétation... Je me souviens que la première impression après celle de l’enchantement que j’éprouver de croire presque toucher Jésus, entendre Jésus, et qui était alors pour moi si bouleversant, dans mon enfance, ce qui m’avait ébloui dans la lecture au catéchisme fut d’abord un immense dépaysement… Il faut dire que nous lisions pratiquement tout l’Evangile jusqu’au livre des mémoires des Apôtres et que St Paul ne nous était pas un personnage inconnu, aujourd’hui le parcours sont très restrictif dans le choix qu’ils donnent de la lecture biblique. Nous nous préoccupons à s’évertuer à vouloir qu’ils comprennent avant tout autre chose mais et s’ils en venaient d’eux même après une lecture enthousiaste à nous entretenir de ce que l’on vient ensemble d’entendre et qui les interpellent. C’est si formidable quand la Parole de Dieu est intériorisé. C’est rendu possible aussi dans la manière dont nous lisons nous-mêmes, catéchistes, pendant la lecture, selon le ton que nous avons choisi de prendre en lisant ou en parlant. Mais la encore la parole n’est pas lu de la même façon a une attablée de 15 enfants dans le chahut, l’alternance d’écoute et de temps passer à les remettre a leur place, etc. que dans un groupe de 6 ou 7 enfants. Bien que hélas, nous constatons aujourd’hui que le groupe de 15 ou de 5 enfants cela reviens au même tant qu’il y a dans le groupe un seul enfant agité et perturbateur et ce sont toujours les même. Il ont 11 ans et ils tiennent deja tete aux adultes. Je vient de lire dans le livre de Pierre Bodin, à la page 57, une anecdote sur le XVIIIème siècle rapportant un problème que pouvait avoir les curés du temps avec des enfants qu'ils catéchisés alors dans les églises, le vicaire de la paroisse Sainte-Croix, en 1723, raportait "en faisant le catéchisme ils ont donné sur les doigts et sur le bras du jeune Robert Bucaille pour l'empecher d'etre dans des postures indecentes, de rire et badiner continuellement, suivant qu'il avait coutume de faire", eut lieu un procés où les parents eurent à répondre de leur enfant et s'entendirent répliquer par le procureur du Roi qu'ils soient "tenus de veiller plus attentivement à la conduite de leur fils", ce qui montre bien que ce n'est pas comme on pourait le croire un problème lié à notre époque mais que cela a bien toujours exister, et que cela relève d'une affaire d'éducation et de discipline. Le respect devrait s'éduquer des les premiers pas de l'enfant. Mais au bout du compte, finalement, il y a surtout les moments de grace, ce sont les plus nombreux.
Pierre Bodin "notes historiques sur la Paroisse Sainte-Croix de Bernay" les Editions page de Garde, 1999
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